Historique

Histoire de l’ENA

De sa création en 1960 à aujourd’hui, l’École Nationale d’Administration a accompagné les besoins en cadres de l’État nigérien à travers plusieurs mutations institutionnelles.

1960

Création du Centre de Formation Administrative (CFA), ancêtre de l’ENA (18 juin 1960).

1963

Transformation du CFA en École Nationale d’Administration (ENA), avec le niveau I (9 août 1963).

1970

L’ENA devient Établissement Public à caractère Administratif (EPA), gagnant son autonomie de gestion (22 janvier 1970).

1972

Ouverture du niveau II avec la section « Administration générale ».

2002

Ouverture du niveau III (post-maîtrise) et création de la section Magistrature.

2005

L’ENA devient École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) (loi 2005-17 du 13 juin 2005).

2018

Retour à la dénomination École Nationale d’Administration (ENA) (décret n° 2018-892/PRN/PM du 20 décembre 2018).

Les origines (1960–1969)

L’ENA a été créée par le décret n° 63-152 du 9 août 1963, sur le socle du Centre de Formation Administrative (CFA) créé le 18 juin 1960. À partir de 1966, elle intègre le Centre d’Instruction des Personnels de Bureau (CIPB). Jusqu’en 1969, elle formait des cadres des catégories B et C dans les domaines de l’Administration générale, des Finances, des Douanes et Régies, des Postes et Télécommunications, de la Police et Sûreté, de l’Administration diplomatique et consulaire, de la Justice et du Secrétariat. Elle assurait déjà la formation initiale, la formation continue et la recherche appliquée.

L’essor et l’autonomie (années 1970)

Face à l’émergence des besoins en cadres supérieurs, l’ENA connaît une seconde mutation en devenant Établissement Public à caractère Administratif (EPA) par la loi n° 70-04 du 22 janvier 1970, ce qui lui confère une autonomie de gestion. Suivent l’ouverture du niveau supérieur avec la section « Administration générale » (octobre 1972), puis les sections « Fiscalité et domaines », « Finances Trésor » et « Douanes et Régies » (1976). Sont ensuite créées les sections Travail et Sécurité Sociale, Judiciaire (greffiers centraux) et Contrôle des Prix. La décennie s’achève sur l’ouverture au secteur privé avec la section « Comptabilité et gestion des entreprises ».

Les réformes (fin 1980–1990)

Les contraintes financières et les programmes d’ajustement structurel amènent l’État à redéfinir ses missions et sa politique de recrutement. L’ENA adapte alors ses programmes et renforce sa mission de perfectionnement et de recyclage : suppression du niveau élémentaire (1987), ouverture des sections Brevet Supérieur de Gestion (BSG) et Secrétariat Bureautique, rehaussement du niveau de recrutement, et réflexions sur la création du niveau III. Les statuts de l’ENA sont adoptés en 1992. Ces réformes ont bénéficié de l’appui des coopérations allemande, belge, française, canadienne et du système des Nations Unies (PNUD).

L’ouverture internationale

L’ENA entretient des relations avec plusieurs institutions et réseaux : l’ENA de Strasbourg, l’École Nationale de la Magistrature de Bordeaux et l’École des Greffes de Dijon ; le réseau AMDIN des instituts africains de management public ; le réseau ACBF ; le réseau des ENA des pays membres de l’OIF et du Conseil de l’Entente ; ainsi que le projet de réseau des ENA et ENAM de l’espace UEMOA. L’objectif : développer une synergie en formation et en recherche appliquée pour hisser les diplômés au niveau des normes internationales.